Entretenir un panier en osier ou en raphia
Les paniers en osier, en jonc de mer ou en raphia sont partout chez moi, pour ranger les plaids, les magazines, le linge ou les plantes. Ces fibres naturelles vieillissent très bien, à condition de leur éviter deux ennemis, l’eau stagnante et la sécheresse excessive.
Le dépoussiérage régulier
La poussière s’incruste entre les brins et ternit la fibre. Une fois par mois, passez l’aspirateur avec la brosse douce, ou utilisez un pinceau sec à poils souples pour aller dans les creux du tressage. Pour un panier très encrassé, un chiffon à peine humide suffit, toujours essoré à fond.
Nettoyer sans détremper
C’est la règle d’or de la vannerie, la fibre peut être humidifiée mais jamais trempée. Pour une tache, tamponnez avec un chiffon humide et un peu d’eau savonneuse, rincez de la même façon, puis séchez immédiatement avec un linge sec. Laissez ensuite le panier finir de sécher à l’air libre, debout et à l’ombre. L’osier détrempé gonfle, se déforme en séchant et peut moisir de l’intérieur. Le raphia, plus fin, supporte encore moins l’eau, contentez-vous du chiffon à peine humide.
Éviter le dessèchement
À l’inverse, un air trop sec rend les fibres cassantes, surtout l’hiver près des radiateurs. Si vos paniers craquent, redonnez-leur un peu de souplesse en les vaporisant très légèrement d’eau à vingt centimètres, une à deux fois par an, ou en passant un chiffon à peine humide sur l’ensemble. Évitez aussi le plein soleil derrière une vitre, qui décolore et fragilise le tressage.
Bien entretenus, ces objets tressés durent des décennies et se patinent joliment. Ils s’accordent avec tout l’univers des fibres naturelles dont je vous parlais dans mes idées pour un salon chaleureux, et avec les textiles artisanaux qui habillent si bien un intérieur.